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Guerre en Iran : état des risques économiques en France et mobilisation fédérale…

Dans Le Parisien, le ministre de l’Economie, Roland LESCURE, affirme qu’il n’existe pas de risque sur les approvisionnements en gaz et en carburant, du moins à court terme.  Reste que les prix du carburant ont commencé à augmenter et même à franchir quelquefois la « barre » des deux euros le litre : « Actuellement, si je compare à la semaine du 27 février, la hausse est de 5 à 15 centimes d’euro sur le SP95, et de 15 à 20 centimes sur le gazole », précise le ministre, qui annonçait en début de semaine une hausse contenue de « quelques centimes ». Une augmentation plus prononcée pour le diesel, du fait du coût du transport maritime « parce qu’on importe une plus grande quantité de gazole par rapport à l’essence sans plomb. Or, le coût du fret maritime a augmenté depuis le début de la crise » explique Roland LESCURE. Le ministre entend s’assurer que les distributeurs ne pratiquent pas de hausse de prix exagérées et a annoncé des contrôles hebdomadaires de la DGCCRF en ce sens, le tout afin que les acteurs du secteur ne « profitent » pas de la situation. Ce jeudi, le prix du baril de pétrole a augmenté de 3 % en une journée, se fixant à 84 dollars, soit un niveau bien plus élevé qu’il ne l’était avant la crise puisque le cours fluctuait à environ 60 dollars. Avec une augmentation de 25 dollars en quelques jours, il ne s’agit pas encore d’un « choc pétrolier » selon les analystes, qui rappellent que le « choc » intervient au-delà de 100 dollars le baril… L’IFPEN anticipe néanmoins le franchissement des 100 dollars en cas de « perturbations durables ». Il reste à observer le comportement des consommateurs dans ce contexte car, si la demande explosait, alors la hausse des prix pourraient être plus importante, de l’ordre de 4 à 7% par semaine, selon certains analystes cités par la presse nationale.
 
La crise pourrait également s’étendre au gaz. Interrogé par Le Parisien sur une possible hausse de 5 à 10%, le ministre a confirmé qu’il s’agissait bien de cet « ordre de grandeur ». Mais il a ajouté que l’effet sur le prix des factures devrait rester limité à court terme car la hausse des prix sur les marchés ne se répercuterait a priori qu’au printemps. « À ce stade, le choc est avant tout énergétique. Je n’en prévois pas sur les matières premières », analyse le ministre, alors que certains experts ont déjà annoncé, quant à eux, un impact sur les prix de l’alimentation en raison de la hausse des prix des intrants.
 
NAVSA, en lien avec ses Confédérations, se mobilise pour informer et soutenir les entreprises durant cette période : si vous rencontrez des difficultés particulières, alors informez-en aussitôt votre fédération.

L’Équipe NAVSA