« Le 10 juin dernier, NAVSA a été reçu par le député Yannick NEUDER (Droite Républicaine), ancien ministre de la Santé, auteur d’une proposition de loi dite « transpartisane » entendant lutter contre les effets de l’alimentation dite « ultra-transformée » sur la santé humaine et prévoyant l’encadrement de la D.A dans les lieux de santé et au sein du milieu étudiant… Le vice-Président de NAVSA, David VANDUYNSLAEGER, et le Directeur Général, Yoann CHUFFART, ont ainsi exposé la position de la Profession sur le sujet. Ils ont ainsi alerté le Député sur le risque de faire de la Profession un « bouc-émissaire« , comme en 2004 au moment de l’interdiction de la D.A dans le milieu scolaire, et de « passer ainsi à côté du problème » par un « effet d’affichage » qui ne permettra évidemment pas d’atteindre l’objectif que se fixe apparemment l’initiative législative… Les représentants de NAVSA ont donc appelé le Député à la plus grande vigilance sur l’intention de la proposition et les possibles « effets de bord« , tout en assurant le Député de la bonne volonté des Professionnels du secteur pour collaborer à la politique de santé publique. Ils ont ainsi affirmé que le problème ne peut être abordé qu’au travers d’une réflexion globale et engager l’ensemble des acteurs de l’agro-alimentaire, de l’amont à l’aval, tous canaux de distribution confondus. Et d’ajouter que les accords collectifs, s’ils étaient conclus, devraient admettre un échéancier viable pour les acteurs concernés, en plus de disposer d’obligations tenables. A tout cela, le Député NEUDER a entendu répondre en rassurant d’abord sur son intention : il ne souhaite pas « faire un exemple » avec la Distribution Automatique et son sujet porte bien sur l’alimentation ultra-transformée. En ce sens, il entend bien engager tous les acteurs et le texte n’est qu’une ébauche soumise à la sagesse des Parlementaires… M. NEUDER s’est également dit disposé à envisager des accords collectifs et conscient des délais nécessaires pour « s’adapter » aux changements, le cas échéant. Enfin, il convient de noter que le Député a admis que sa proposition n’était probablement promise à être inscrite à l’ordre du jour de l’agenda parlementaire – ce qui constitue une bonne nouvelle pour la Profession – mais qu’elle avait vocation à « interpeller » pour susciter le débat et inciter à l’action… Et l’on ne doute pas que le sujet reviendra dans l’hémicycle à la faveur des débats autour du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale, à l’automne… La Profession doit donc faire montre de bonne volonté et se préparer, en conscience et en responsabilité, à collaborer utilement à la politique de santé publique »