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Une enquête 60 Millions de consommateurs – Yuka passe au crible le « goûter »…

Une enquête réalisée par le magazine 60 Millions de consommateurs, en collaboration avec l’application Yuka, a analysé 82 goûters dits « industriels » destinés aux enfants. Elle relève alors de nombreuses recettes « saturées en sucre, additifs et autres matières grasses« .
 
Après avoir passé au crible la composition de 82 goûters plébiscités par les plus jeunes issus de 35 marques nationales et de distributeurs, l’étude constate : « 91,3 % sont ultratransformés ». D’après le magazine, l’industrie agroalimentaire serait à l’origine de « formulations chimiques complexes et des doses de sucre particulièrement élevées« . Un constat « inquiétant« , pour le magazine, qui pointe que ces produits constituent 46% des apports énergétiques des enfants (contre 36% pour leurs parents).
 
L’étude va jusqu’à cibler des références comme les pires produits eu égar à leur profil nutritionnel et leur niveau de transformation : elle détaille ainsi le nombre d’ingrédients entrant dans la composition des produits, pointant que certains contiennent jusqu’à 24 ingrédients ; elle relève l’utilisation de conservateurs « récemment été associé à un risque accru de cancer et de diabète de type 2 », etc. … L’étude distribue aussi ses « cartons rouges » aux gâteaux jugés les plus sucrés et s’alarme de taux allant jusqu’à 60% de sucres en plus pour certains produits par rapport à la moyenne constatée et les auteurs de l’étude de s’interroger : «Est-ce encore un gâteau ?». Tout y passe : gâteaux, biscuits, barres de céréales… En ce qui concerne ces dernières, l’étude entend faire remarquer que l’industrie « use d’un stratagème courant : nous promettre des fruits rouges, alors qu’ils ne représentent qu’1,8 % du produit» peut-on lire…
 
Quelques rares produits sont ménagés par le magazine… Les biscuits secs nature sortent par exemple du lot, s’affirmant comme la seule catégorie qui « se rapproche du « fait maison », la moitié des références ne comporte que des ingrédients qu’on trouverait dans une cuisine ». Certains produits se distinguent, selon l’étude, grâce à leur « liste d’ingrédients aussi courte qu’une recette maison (cinq ingrédients !) ». Le meilleur compromis, d’après l’étude, serait les pains au lait nature, identifiés comme « le goûter industriel le plus sobre en sucre, matières grasses et additifs ». Certains se font ainsi remarquer par « leur absence d’additifs, et leur légèreté en sucre et matières grasses», s’imposant donc comme les gagnants du goûter, selon l’étude.
 
Pour comprendre la sévérité de ce bilan, il convient de se référer à la définition de l’ultra-transformation qu’adopte le magazine : il s’agit de l’intégration massive de « marqueurs d’ultratransformation (MUT) caractéristiques d’une nourriture très dénaturée », à savoir des « ingrédients fractionnés, des sucres transformés, des émulsifiants, des arômes » absents de nos cuisines.
 
L’accumulation de ces composés s’avère dangereuse pour la santé, explique donc les auteurs : « De plus en plus d’études scientifiques établissent un lien entre ce type d’alimentation et l’augmentation du risque de maladies cardio-vasculaires, de surpoids et d’obésité ». De plus, « ce type de composition concourt à rendre ces goûters à la fois hyper agréables au goût et peu rassasiants ». Privé de satiété, l’enfant en mangerait plusieurs, ce qui « rate alors l’objectif du goûter, censé éviter les fringales et les coups de barre entre le déjeuner et le dîner ».

L’Équipe NAVSA